jeudi 18 février 2016

Note de lecture

Sujet brûlant d'actualité :comment reconnaître le capital immatériel, principale richesse des nations et des entreprises de nos jours, par nature « impalpable »dans notre comptabilité par nature « palpable » et quantifiable. L'auteur reprend dans ce livre un thème cher à Jérôme Haas, disparu trop tôt pour préfacer l'ouvrage, mais dont il a il a suivi la fabrication en relisant chacun des chapitres.

Partant de la notion même de capital immatériel qui de nos jours s'étend aux ressources naturelles (tangibles mais comptablement invisibles), l'auteur explique son rôle essentiel dans la création de valeur et donc dans la croissance et la compétitivité des entreprises et des nations.


Le chapitre dédié à la reconnaissance comptable des actifs immatériels au travers de reporting extra-financier souligne la remise en question actuelle des frontières comptables, rejoignant en cela les initiatives visant à promouvoir un reporting sur la responsabilité sociétale des entreprises...

Read more : Finance & Gestion, janvier 2015, p. 64

Vers une information extra-financière intégrée ?

Article paru dans la Revue Française de Comptabilité (n° 495, février 2016)

 
Résultat de recherche d'images pour "revue française de comptabilité"Dernier né des « cadres de référence » de reporting d’entreprise, le Rapport Intégré promu par l’International Integrated Reporting Council (IIRC), se veut être une réponse à la demande grandissante d’informations de type extra-financier émanant des différentes parties prenantes de l’entreprise. Si cette demande existe, il faut garder en tête toutefois que les besoins informationnels des différentes parties prenantes ne sont pas forcément identiques et convergents.

Dès lors, se pose la question de savoir à quels besoins répond exactement ce nouvel outil. Cet article prend tout d’abord le soin de délimiter les principaux besoins en matière d’informations extra-financières qui se font jour. Sur cette base, les points de rencontre avec le cadre de reporting promu par l’IIRC font l’objet d’un examen. Nous constaterons, via l’exemple de la formation en entreprise et par comparaison avec d’autres cadres de reporting extra-financier, que cet outil répond à certains besoins plutôt que d’autres. Tirant parti de ce constat, nous conclurons sur les voies d’évolution possibles d’un reporting non financier à la croisée des chemins...
 

mercredi 6 janvier 2016

La Responsabilité sociale élargie, socle de transformation de l'entreprise et de recréation de la confiance

Article co-écrit avec Bernard Chambon, responsable au Medef du dialogue économique avec les confédérations syndicales


Face à la montée en puissance des économies « émergentes », les réserves de croissance des entreprises des pays à économies dites « matures » sont pour beaucoup à rechercher du côté de leurs ressources humaines dans lesquelles des gisements d’innovation et de compétitivité considérables peuvent être libérés à travers l’engagement, l’énergie, et le développement personnel et collectif des salariés.
Pour arriver à réellement créer de la valeur à travers le développement du capital humain, des transformations profondes des modes de gouvernance et de management des entreprises sont nécessaires  et ne peuvent se construire efficacement qu’ à travers l’établissement d’un climat de confiance qui constituera le contrat invisible permettant aux différentes parties prenantes,malgré l’asymétrie de de leurs positions, de s’engager ensemble et de collaborer.
Cette confiance pour s’établir et pour se développer afin d’arriver jusqu’à la coopération suppose un dialogue large, continu, et sincère. La confiance passe donc par la discussion. Or, si nous sommes plongés dans des sociétés et des économies plus que jamais intensives en technologies de l’information et de la communication, l’OCDE (2010) estimant même que les dépenses consacrées aux systèmes d’information sur les vingt dernières années ont compensé la baisse de l’investissement dans les autres domaines (elles auraient représenté un quart des investissements productifs sur la période), reste qu’informer n’est pas dialoguer...

lundi 7 décembre 2015

Reporting RSE, reporting de l'immatériel. Le reporting non financier à la croisée des chemins

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Article paru dans la Revue Française de Comptabilité (n° 493, décembre 2015)

Le champ du reporting non financier est travaillé depuis une quinzaine d’années par de nombreuses innovations tant au niveau national qu’international. D’un côté, des pratiques de reporting sur la Responsabilité Sociétale d’Entreprise (RSE) se sont développées. Le code du commerce français, avec l’article 225 de la loi dite Grenelle 2 de 2010 et son décret d’application de 2012 relatif aux obligations de transparence des entreprises en matière sociale et environnementale, a consacré cette évolution…

vendredi 4 décembre 2015

Labellisation de l'ouvrage "Economie et Comptabilité de l'Immatériel"



L'ouvrage "Economie et Comptabilité de l'Immatériel" a été labellisé par le Collège de Labellisation de la Fondation Nationale pour l'Enseignement de la Gestion des Entreprises (FNEGE)


(Editions De Boeck, collection Méthodes & Recherches, Bruxelles, juillet 2014)

samedi 10 octobre 2015

L'évolution de la comptabilité des entreprises à l'aune de celle des Etats

Tribune co-signée avec Fouad Benseddik (Directeur des Méthodes de Vigéo) et publiée par le quotidien Le Monde

Du côté de l’entreprise, l’époque n’est plus où le secret des affaires permettait de limiter l’information au public à un petit nombre d’indicateurs financiers, édictés par la loi, difficiles et rebutants pour les non-spécialistes.
 
Les entreprises communiquent désormais sur une diversité grandissante de thèmes. Le code du commerce français, avec l’article 225 de la loi dite Grenelle 2, puis la directive européenne de décembre 2014 sur le reporting consacrent cette évolution. Ce n’est plus une mode mais une obligation pour les sociétés, au-delà d’un certain seuil en capitalisation ou en effectifs, d’informer sur les impacts de leur activité et leurs engagements en matière de droits sociaux, de droits de l’homme, de protection de l’environnement, d’éthique des affaires, de liens avec les communautés environnantes et de gouvernance.

Comment interpréter cette évolution?...